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Nouvelle année – nouvelle stratégie

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Chaque veille du Nouvel An, je m’interroge à savoir si je dois prendre des résolutions et si je serai capable de les tenir. Cette année ne fait pas exception et je respecterai probablement certaines d’entre elles pendant un certain temps. Mon succès dépend toutefois de l’intention que j’y mets ou de ma stratégie de planification, de même que de mon engagement dans la réalisation des résultats souhaités. Mais lorsque le contexte mondial est inquiétant, il est difficile de gérer les changements autour de nous et d’embrasser « une nouvelle version de nous-même ou un nouvel avenir », aussi formidables puissent-ils être.

Les scientifiques qui s’intéressent au comportement et aux motivations ont longuement étudié ce processus sous différents angles. J’ai récemment été frappée par une du professeur Vlad Glâveanu, de l’Université de Dublin, sur la pensée des possibilités, c’est-à-dire la capacité de percevoir et d’explorer d’autres possibilités, qui sont réalisables. Le professeur explique que « ces éléments doivent se soutenir mutuellement […] qu’un changement durable dépend beaucoup plus de la manière dont les objectifs sont fixés, soutenus et intégrés dans la vie quotidienne. » Donc, même si l’on veut rêver et réimaginer l’avenir, le contexte a son importance. « La pensée des possibilités ne signifie pas ignorer les limites… », mais plutôt « apprendre à travailler de manière créative avec des contraintes… ».

De même, un autre groupe de scientifiques , ou tout autre changement, a découvert que « l’on réussit mieux lorsque la poursuite de notre résolution est intéressante, stimulante et agréable » (Kaitlin Woolley, École de gestion Wharton, Université de Pennsylvanie). Katy Milkman, de l’Université Cornell, appelle cela « combiner ses tentations », ce qui signifie « trouver une activité qui est une corvée lorsqu’on la fait seul et la combiner à une activité stimulante, de sorte que l’on attend avec impatience de faire cette première activité. Nous transformons ainsi notre expérience qui, autrement, serait une corvée ». D’autres recherches menées par Rachel Gershon, de l’Université de Californie à Berkeley, ont en outre montré que, lorsque nous accomplissons ces activités avec d’autres personnes, plutôt que seuls, les résultats obtenus sont encore meilleurs ( avec Matt Galloway, The Current, CBC, 12 janvier 2026). Ainsi, malgré les titres de journaux anxiogènes, l’obscurité et les températures glaciales d’un hiver qui s’annonce plus long et plus froid que d’habitude, j’entrevois l’avenir avec enthousiasme.

Cette annĂ©e, l’École d’éducation permanente de l’UniversitĂ© ľĹÉ«ĘÓƵ lance un nouveau plan stratĂ©gique – nos rĂ©solutions collectives pour la nouvelle annĂ©e, en quelque sorte. Nous prenons ensemble cinq engagements, axĂ©s sur des rĂ©sultats atteignables au cours des prochaines annĂ©es : Ă©largir l’accès Ă  une formation professionnelle de classe mondiale et renforcer le sentiment d’appartenance Ă  celle-ci; offrir l’excellence dans l’enseignement, l’apprentissage et les services Ă  la population Ă©tudiante; favoriser l’innovation; promouvoir le bien-ĂŞtre et assurer notre santĂ© financière collective. En 2026, nous nous consacrons Ă  nouveau Ă  notre communautĂ© diversifiĂ©e d’apprenants et d’apprenantes ainsi qu’à notre communautĂ© de collègues, d’amis et d’alliĂ©s dĂ©vouĂ©s. Nous comptons offrir une myriade de solutions d’apprentissage flexibles et de haute qualitĂ©, qui perdureront et reflĂ©teront les valeurs et la mission de l’UniversitĂ© ľĹÉ«ĘÓƵ.

Peut-être pensez-vous qu’il s’agit d’une tâche difficile, vouée à l’échec… comme tant de résolutions du Nouvel An. Mais l’espoir m’anime. Et, comme l’a récemment fait remarquer , « l’espoir est la conviction que, si nous changeons le monde en mieux, même si ce n’est qu’un tout petit peu… nous gravirons une pente vers un avenir meilleur, et à mesure que nous progresserons sur cette courbe, de nouveaux horizons s’ouvriront… Il est possible d’y parvenir progressivement, un changement bénéfique à la fois. »

Notre plan stratégique ouvre la porte aux possibilités, à un avenir meilleur. Pour l’instant, il s’agit simplement de ce que Cory Doctorow, citant le légendaire chanteur montréalais Leonard Cohen, a décrit comme « une fissure » que nous devons nous efforcer d’élargir – «  ! » (L. Cohen, Anthem, 1992). Grâce à la pensée des possibilités, à l’espoir et à la force qui découle d’un objectif commun, nous pouvons « imaginer différemment : avec les autres, dans certaines limites, et d’une manière qui rend les changements positifs… possibles » (Glâveanu, 2026). Bonne année!

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